Paris / 12,104ème jour sur Terre (05 Février 2010):
La brêve de la fin de semaine se cachant derrière le sous titre obscur de “finie la lose d’adresse de soirée de WE” qui vous a presque rebuté à lire l’article mais en même temps, disons le tout net, intrigué est une retrospective sur les loses (les louzis) d’avant l’high tech. Effet d’annonce?
Que nenni. Ce WE, votre humble serviteur se rend à une pendaison de crémaillère. Oui ça arrive, même aux meilleurs, j’ai des amis je ne suis pas seul au monde du moins pas sur mon blog sur lequel il est aisé de s’inventer une vie trépidante et palpitante bref passons, pendaison de crémaillère prévue donc. Mail de dernière minute du “pendeur” : “n’oubliez pas de noter l’adresse sur un papier avant de venir”.
Ah ah ah, je me gausse. Pour deux raisons en fait. Non pour trois. D’abord parce que j’aime bien me gausser, c’est classe en société de se gausser, on rit, mais intérieurement, parfois mesquinement et au détriment de celui qui a raconté la blague que vous vouliez raconter mais à laquelle personne n’a ri, on se contient, on fait partir de l’estomac et hop on se gausse. Donc ça c’est la première raison.
La deuxième raison, elle remonte à une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre, l’absence d’iPhone (ou PDA ou tout autre appareil permettant d’avoir ses mails sur son mobile). A cette époque bénie et révolue, je ne sais pas comment vous procédiez pour préparer la sortie en soirée le WE, mais pour moi ça se passait généralement en
1/ Enthousiasme de rigueur, je reçois le mail heureux d’être parmi les happy few et je le classe ou pas mais à tout le moins le laisse pour une réponse un peu plus tard c’est vrai c’est la semaine prochaine on a le temps on va jouer le mec sollicité on va temporiser.
2/ Pris dans la spirale professionnelle ponctuée malgré tout de quelques flash mémoire me remettant la soirée et de fait la réponse impérative de rigueur, je finis par oublier de répondre présent jusqu’au vendredi soir.
3/ Le vendredi soir quand enfin je peux souffler, je réponds positivement à l’invitation, réponse inutile puisque l’adresse d’envoi est l’adresse de boulot de l’hôte qui, si par malheur la soirée se trouve située temporellement le soir même, sera parti plus tôt pour la préparation de cette grosse soirée à laquelle, somme toute et au finale, vous n’aurez pas été compté.
4/ Suite à la réponse tardive, je me rappelle n’avoir jamais été à l’endroit de la soirée et j’imprime le mail.
5/ Et là je ne sais pas pour vous, mais pour moi les imprimantes au boulot étaient toujours “au bout du couloir”. Au moment du placement je ne sais pas, les employeurs devaient penser que j’avais une aversion pour les imprimantes, que j’en avais peur peut être, que j’aimais la marche à pied, les jeux de labyrinthe, bref je lance une impression.
6/ Je vais la chercher, et là généralement ça n’a pas marché ou bien c’est mal sorti ou bien il n’y a plus d’encre (ça c’est terrible parce que va chercher une cartouche d’encre un vendredi soir la logistique est en WE depuis la veille au soir).
7/ Je reviens pour lancer une seconde impression, et là je reçois un coup de fil d’un gars qui lui va à la soirée et me dit qu’il est parti du boulot en oubliant d’imprimer l’adresse. Ou bien je pense à un dernier truc à faire au boulot. Ou bien il y a un collègue qui m’appelle pour un dernier truc au boulot. Ou bien il y a un collègue qui part en soirée et qui m’appelle pour me dire qu’il a oublié d’imprimer un truc au boulot. Ou bien… Bref il se passe UN TRUC, et arrive le 8/
8/ Tout à coup je suis pris de speed parce que je m’aperçois que le bus va passer dans 3minutes, le temps de descendre et le suivant passant le lendemain (oui allez bosser à Velizy sur la ligne du 295 et on en reparlera du service fréquent et efficace), je file en speed.
9/ Au milieu du chemin en courant le blouson à moitié enfilé le sac trainant par terre ouvert, et seulement alors je m’aperçois que j’ai oublié la seconde impression. La première aussi d’ailleurs.
Conclusion : Avant l’iPhone, je me retrouvais généralement à appeler l’hôte ou d’autres de la soirée au dernier moment pour avoir l’adresse, et/ou le code de porte. Systématiquement j’oubliais les impressions sur les imprimantes.
Et maintenant grâce à l’iPhone je peux frimer tranquille, plus d’impression, pas de note de papier, rien, free of charge in the pocket, rien sur moi je fais mon bonhomme, je te trouve le meilleur chemin pour y aller, tu veux prendre un verre avant pas de problème quelle ambiance le bar avant tu choisis tu veux retirer du cash je t’indique le DAB le plus proche…
Ouai sauf que la dernière fois j’ai oublié mon iPhone, et là j’ai eu l’air con.
Et vous savez où je l’avais oublié? Sur mon imprimante…

Pas mal la chute
5 février 2010 @ 20:50t’as oublié la 3eme raison sur l’imprimante aussi nan ?
10 février 2010 @ 10:32Ah ah bien vu polo! J’en aurais bien eu une seule à partir de là ça fonctionnait mais à partir du moment où j’en avais deux j’étais obligé d’en avoir trois pour ne pas faire mentir l’adage.
10 février 2010 @ 15:20Mais j’avais réellement trois raisons, la première mise à part, les deux raisons principales étaient les suivantes, consécutives à la précision “notez sur un papier” : d’abord parce que de noter sur un papier me faisait penser aux papiers volants oubliés justement sur le coin de l’imprimante, et ensuite, parce que maintenant avec l’iPhone inutile de noter t’as tout sur toi!
Et le compte y est.